Hype Not Hype

2008nov17

Easy listening #4

Lykke Li

De la suède, on en connait surtout Ikea. Qui d'ailleurs, aux dernières nouvelles, ne vendrait pas que des meubles (What else?).

Pourtant, voilà déjà deux fois que la chanteuse surdouée et non moins suédoise Lykke Li occupe l'affiche de mes billets susnommés. Cette fois, elle accompagne son compatriote Kleerup dans un titre d'électro minimale assez jouissif. Mais qui accompagne qui ? La voix se fait instrument, rythmique et maîtrisé, tout en douceur avec ce petit rien d'aspérité qui nous sauve de la torpeur d'une composition trop atone. J'adoooooooore !

2008nov16

Procrastination

C'est la crise. Et pendant ce temps, je m'épanche comme une merde sur mon blog, à répandre ici et là mes idées vénéneuses. Inconscient ! Égoïste ! Je ne mérite décidément pas mes fidèles lecteurs, sur les doigts d'une main. A peine plus.
L'interactivité a du bon. On s'y fait vite. Très vite même. Quand ça capote, ça vous manque. Quand ça ne vient pas aussi. Les idées, les mots et...le gros son. J'ai beaucoup pensé ces derniers temps à mettre en pause HNH. D'une, je constate amèrement ne pas prendre le temps nécessaire à sa bonne tenue. Et de deux, je souhaite consacrer ce temps dont on dit qu'il est cher à un autre projet, autrement plus musical, une radio !
Certes, je ne suis pas le seul à avoir déjà eu cette idée formidable. Mais qu'importe, on s'éloigne, on se rapproche. On croit prendre de la distance mais bien au contraire, on cristallise. C'est comme ça que m'est venue cette idée, comme une évidence. En faisant une nouvelle pause sur mon écriture. Parce que je n'avais pas grand chose à dire, parce que je ne savais plus comment les dire et parce que mon humeur ne s'y prêtait guère. Ce temps est révolu, jusqu'à la prochaine fois, promis !

2008nov10

She has quitted us...for ever

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2008oct23

EOL

Mes euphories telluriques
En souvenirs prégnants
Souffrent sur moi le temps
Des amours anarchiques

2008oct21

Is this a mirage ?

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2008oct 7

Noir et blanc

Déjà quinze jours. Sans la mer, sans cette chaleur qui tôt ou tard, partout, vous entoure et vous tient par l'envie. Là bas, les journées et les nuits s'enchaînent et se ressemblent. Température constante, hygrométrie timide et éthylomètres qui s'enflamment. La machine est si bien huilée que les vertiges se conjuguent au collectif. Trop bien parfois, au point d'étouffer sous le poids d'une contrainte toute fictive qu'elle. Mais ressentie parfois. Chacun y trouve son compte, à sa mesure. Ce qu'il y a de bien, c'est le champ des possibles. L'expérience se vit à qui mieux le peut et tout le monde peut y trouver le contentement qu'il est en droit d'espérer.

Un soir donc. Happé par l'obscurité du rivage, je m'éloigne, moi et ma douce mélancolie, pour échapper un moment au vacarme ambiant qui commence à me peser. Une nuit noire, nuageuse et contrastée par la lune qui brille à nulle autre pareil. Le vent me rappelle que je ne suis pas endormi, allongé que je suis sur ce transat qui me fait traverser la frontière du réel et me mène tout droit à mes fantômes. Vous savez, je vous parle de ces moments d'accès à soi, de ceux qui vous permettent de toucher du doigts son ipséité. Dans toute sa complexité et sa subjectivité.

Silence en noir et blanc. Comme le ciel, qui écrit sur moi les incertitudes qui m'obsèdent. La pluie ne viendra pas. Mon verre continue de se vider quand j'entends des pas puis mon nom. On se reconnaît sans vraiment se connaître. Pudeur dévoilée par l'obscurité d'une nuit qui autorise tout. L'appel du large a été plus fort que la raison. Le bain fût bon, pile à l'heure. Est-ce un crime ? A ce moment, tout semblait flotter, légers que nous étions ainsi plongés dans cette mer sombre mais chaude. A nu, cachés de nos intimités par le voile à peine clos d'une nuit à la seule lueur de la lune blanche éclatante. J'étais sauvé de mes pensées, pour la soirée, extrait du monde le temps d'un instant, à se découvrir autant qu'on s'exposait. Un moment d'une charmante simplicité où l'envie se conjugue à l'intérêt qu'on se porte à se regarder tel qu'on est, derrière les façades diurnes. De celles qu'on se sert pour passer inaperçu. Pour masquer ses malheurs comme ses bonheurs, feindre l'exponentiel quand ça népérien (n'est pas rien, ahah !).

Plus tard, tout redevenait comme avant. On se reconnaît sans vraiment se connaître. Avec ce petit petit supplément de je ne sais quoi, souvenir éthéré d'un instant fugace entre tous. En noir puis blanc.

2008sep17

Easy listening #3

Mélange improbable mais réussi ? Wale se fait justice lui-même en posant son flow sur le tube D.A.N.C.E. des petit français de l'électro. Niché dans une mixtape d'une qualité assez inégale, le titre n'en est pas moins efficace à la première écoute. Quant à son potentiel, malgré la facilité avouée de l'exercice, il en va de l'agacement plus que du tube. A vous de juger...

2008sep 4

One (more) nite alone

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En 2001, Prince diffusait un album studio unique et rare via le défunt NPG Music Club, son site officiel fédérant tout ce que l'artiste a pu soulever autour de sa personne. One Nite Alone, c'est son titre. Loin du registre R&B qui a fait le succès du kid de minneapolis, on est vite plongé dans une ambiance grave et suage, distillée avec la rigueur qu'imposent les disques piano. La bien belle promesse, de nuits parfois trop seul à passer en compagnie du maître dont on a finalement qu'entre-aperçu l'œuvre tant elle regorge de compositions jamais parues.

Indisponible à la vente et pas beaucoup plus sur l'Internet, cet album est d'autant plus énigmatique que Prince est un touche à tout maladif dont la maîtrise instrumentale en a fait la légende. Pourquoi alors ne pas l'avoir offert au plus grand nombre en le sortant comme ses autres albums qui composent une longue et riche discographie ?

[Edit du 24/09/08]

Pourquoi des scrupules ? L'album n'est pas disponible à la vente alors histoire de faire passer le témoin, je me suis autorisé à le rendre disponible à l'adresse suivante : http://dl.free.fr/q5kNM8S6u.

Enjoy !

2008aoû29

Easy listening #2

Les Spice Girl n'ont toujours pas inventé les Girls Band (la preuve ), dommage que le Iko Iko de Rain Man soit plus connu que ce Sign Of Times et les années 80 avaient du chien (pour la rime).

Easy listening, le poids plume des mots, le choc de la vidéo !

2008aoû28

En français dans le texte

On a tous nos petits problèmes. Moi, c'est la pop française des années 60-70. Et dans le genre, il y a du très bon, comme du mauvais. Au confins du kitch, on y trouve en bonne place les reprises des tubes anglo-saxons du moment. Et pas des moindres en l'occurrence puisque nos deux françaises Claudine Longet et Patricia se sont attaquées à Diana Ross et The Moody Blues. Rien que ça! Si l'orchestration garde tout son faste, les paroles tombent sous le coup d'ajustements certes nécessaires mais parfois improbables.

Pour ma part, je suis très fan de l'intro du Aint No Mountain High Enough de Claudine Longet qui ressemble à s'y méprendre au Message Personnel de Françoise Hardy (si si, rappelez-vous !) alors que la reprise du cultissime Night in White Satin manque un peu de relief tant elle n'est qu'une pâle copie francisée de l'original. Malgré tout, l'interprétation est réussie et l'exercice reste d'actualité si l'on en croit la multiplication des émissions où n'importe quel champion local de karaoké peut s'époumoner sur des titres de légende chantés en chewingum. Reste à inventer le juste milieu entre l'interprétation fidèle (mais jamais aussi bien) et l'adaptation traduite, ré-orchestrée, bootleguée ou que sais-je encore...?

2008aoû14

Easy listening #1

Deux mots, un compteur et un concept : Simple d'écoute et pas forcément dans un ascenseur.

C'est un peu l'idée de ce billet qui inaugure une série d'un genre que j'ai encore trop très peu pratiqué sur HNH à savoir le billet et son MP3 dépouillés de toutes digressions alambiquées car souvent trop tintées de vécu. Et ça commence mal, avec cette phrase d'introduction déjà trop longue. Reprenons !

Pour cette première, c'est la très en vogue et non moins suédoise Lykke Li qui ouvre le bal avec son titre I'm Good, I'm Gone revue et corrigée par les remixer fous Metronomy. Que du beau monde. Si j'osais, je dirais que ce titre est hype².

Bonne écoute et si par hasard un commentaire ou, rêvons une minute, DES commentaires venaient à plébisciter cette initiative, je tâcherais d'en écrire la suite semaines après semaines.

2008aoû 8

Bang Bang

Steven Wilson

2008aoû 7

Going to California

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Titre méconnu des rockeux Led Zeppelin, Going To California mérite pourtant qu'on s'y attarde. Blotti dans son écrin, l'album IV, il accompagne à merveille les Black Dog et autres Stairway To Heaven pour le moins connus. Résolument folk, cette balade est un hommage à la très californienne Joni Mitchell dont Plant et Page ont toujours reconnu s'inspirer. Une présence ressentie du début à la fin de la chanson. Elle en est l'inspiratrice, le but du voyage et le vecteur qui cristallise l'imaginaire d'un Robert Plant toujours aussi intense quand il s'emporte.

Pour ma part, je ne suis pas en vacances. Et HNH non plus. Pourtant, ce ne sont pas les envies qui manquent. Des envie d'ailleurs et d'autrement qui restent néanmoins confuses. Ici, l'invitation au voyage se découvre terrestre et imaginaire. Car est-il réellement question de l'état de Californie ou plutôt d'un lieu fantasmé, habité par cette fille with love in her eyes and flowers in her hair ?

Bonne écoute !

2008juil30

Amoureuse

Les Mansfield.Tya ne sont pas tout à fait comme vous. Ni comme moi d'ailleurs. Elles chantent l'amour comme on enfile des métaphores. Allusives !

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Gracieuses et subtiles, nos amoureuses s'amusent de ces bijoux souriants qu'on désire impatients et se composent une ode elliptique du désir saphique. Poésie du réel ou réelle poésie ? Je ne sais pas mais, captif, je me laisse porter par ces paroles en musique qui expriment à leur manière un sentiment mêlé dont on n'a pas fini de disserter tant ses subjectivités sont multiples. Amours toujours.

Pendant ce temps, Léo réécoute son porno chic et salue la jeune garde.

2008juil11

Baby's romance

Un air de rien, qui donne envie de tout. De se lover dans les bras de l'un(e), de porter contre son corps cet(te) autre. Pour autant, on s'y croirait. Mais que cache cette chanson aux abords si gnangnan ?

The baby’s sleeping in the crib up top
And baby’s sleeping above you
You will lift him to the parking lot
Your car is waiting there for you
Your car is waiting there for you

I would like to see a little more propriety,
Cooperate with me and answer me
Without a plea.

I know now, I know now, I know now,
I’m never gonna tell on you.
I know now, I know now, I know now,
I’m never gonna tell on you.

The whiskey’s waiting on the firetop,
The baby’s going to drink too.
The lady’s got no clothes she’s at the shop.
But if she’d knew then she’d kill you.
The bugs are out cause they come out at night,
Usually they just bite our hands.
Cause normally we have clothes on without a fight,
But now fighting’s a part of baby’s romance.
But now fighting’s a part of baby’s romance.

I would like to see a little more propriety,
Cooperate with me and answer me
Without a plea.

I know now, I know now, I know now,
I’m never gonna tell on you.
I know now, I know now, I know now,
I’m never gonna tell on you.

Baby sleeps I can scrape your flower pots.
And baby’s sleeping against you.
I think he’d pray for an old motor car.
Or any bed made without you.
Or any bed made without you.

I would like to see a little more propriety,
Cooperate with me and answer me
Without a plea.
I would like to see a little more propriety,
Cooperate with me and answer me
Without a plea.

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Le sujet fait débat. Pour ma part, je ne suis pas sur d'en avoir saisi toutes les subtilités. Ça me fait un peu penser à ce film pour le moins culte qu'est Lost Highway par le génial David Lynch. Une photo magnifique, des plans intemporels et une œuvre dont on est finalement un peu le héros tant la compréhension du scénario reste à l'entière discrétion du spectateur. Un film, une chanson et comme ici, des paroles auxquelles on peut prêter toutes les intentions, tant d'attentions.

Pour ma part, je reste sceptique et ne me suis pas encore décidé sur le sens à lui donner. Mais une certitude pour un grand merci confessé à ce titre, petite merveille offerte à nos oreilles par un Chris Garneau inspiré dans son album Music For Tourists sorti en 2006.

Chut...

2008juil 5

Synthétique !

Ça résonne, ça résonne encore.

Quoi vous me direz ? Pour commencer, ma conscience qui me rappelle à mon devoir, celui qui d'ailleurs m'a toujours semblé être un privilège. C'est pas faute d'en avoir parlé, des rebonds et autres fumisteries sur un positionnement mérité mais pour le moins schizo. Depuis je me soigne sans en parler à mes médecins traitants, vous ! Non, nul besoin de noircir un tableau déjà bien vide. Quelques saillies ici et là pour seules patch, maigre nourriture donnée en pâture à qui peut le veut. Ou est-ce l'inverse ?

Euphorique.

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Photo par Sarah Parker

S'oublier un peu, c'est bien. Laisser tomber quelques minutes sa tenue correcte exigée. Lâcher prise, simplement. Une petite dérive, sans bien gouverner mes sens charmés par ces créatures sonores quand d'autres en robe ondulent. Que de parfums ! Ma chère, vous êtes charmante. Mais je sais bien que l'euphorie est une œuvre qui mérite son art, de la communication. On a tous nos forces, et je ne vous parle pas de mes faiblesses (Ah, si ?!).

Une belle soirée. Des disques poussés généreusement, vécus autant qu'on pourrait les porter sur soi. Ses moments magiques, pas chimiques. Et ma petite contribution, synthèse faux plastique pour marquer le coup des rencontres qui s'oublient, qu'on traverse comme des couloirs.

Hype Not Hype, bien plus chic !

2008juin21

Human League

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Photo par Diana Bezanski

2008juin14

Jimi Hendrix @ Monterey

En juillet 2007, c'était le Summer Of Love sur Arte. Hier, à 23h45, vous avez peut-être raté la rediffusion qui a été faite du concert donné par Jimi Hendrix (Experience) lors du Monterey Pop Festival aux USA. Alors méconnu hors d'Angleterre, on y assiste à la naissance d'un artiste à la carrière trop éphémère mais qui aura pris le temps de mettre le feu sur scène, au propre comme au figuré.

En voici l'introduction qui illustre à merveille la genèse d'un artiste hors-norme.

Tout y passe dans ce documentaire de D.A. Pennebaker, des clichés les plus attendus d'un Jimi qui joue de sa Fender d'emprunt dans des positions incongrues aux frasques rockeuses qui ont fait les légendes d'un genre consacré.

J'hésite grandement à vous en proposer l'intégralité sur ce blog. Peut être plus tard, le temps que je réalise le léger montage nécessaire. Le temps que je me dise aussi que ça n'est pas bien illégal en définitive. En attendant, vous pouvez vous consoler avec cette géniale reprise de Johnny Jones & The King Casuals du très célèbre Purple Haze.

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