On se souvient tous de cette chère grippe H1N1 qui devait nous terrasser les uns après les autres. C'était il y a peu, c'était l'angoisse. Et une mesure d'urgence par-ci et un plan mondial de refourgue de vaccins vaccination par-là. Mais d'H1N1 il n'a pas toujours été question. Grippe mexicaine puis grippe porcine, on a pu suivre l'évolution chaotique du nom qu'on donnait alors au mal incarné et qui faisait les gros titres des médias. Grouik !
L'histoire ne se répète pas, elle bégaie.[1]

En fil rouge, la crise. Pardon, LA crise et sa corollaire grecque. Celle qui dure. Celle qui cautionne les régressions de tout sur tout. Pour rien ou si peu de bénéfices. Mutante et répliquante, capable de s'adapter comme son hôte (i.e. le Capitalisme) et de se nourrir des incohérences qui l'anime. Les inégalités source de progrès ? Mais quel progrès ? De qui, de quoi ? Pour qui ?
Pourtant, c'est sympa la Grèce. Ensoleillement garanti sur facture, tomates goûteuses et...tous les poncifs habituels. Elle se voit depuis peu affublée d'un préfixe dont elle se serait bien passée. La question qui m'occupe l'esprit c'est, à l'instar de cette chère grippe, quel sera le prochain nom de LA crise ? Peu de chance qu'elle reste grecque longtemps. Le terme sera plus technique ou plus abstrait encore, impalpable. La crise des marchés peut-être. Figure religieuse d'une entité qu'on nomme mais qu'on ne saisit pas, omnipotente et autonome. Un terrain de jeu et d'expérimentation en tout genre. Spin Off européen d'un mal argentin qui commence à tous nous taper sur le système. Littéralement et socialement.
Et si elle finissait par prende le nom et la forme d'une crise humanitaire[2] ?
Simple spéculation, sans conséquence...
Notes
[1] Phrase attribuée à Karl Marx
[2] La définition Wikipédia : Une crise humanitaire est une situation dans laquelle la vie d'un grand nombre de personnes est menacée, et la mise en œuvre de moyens extraordinaires, dépassant ceux de l'aide humanitaire classique, est nécessaire pour éviter une catastrophe ou au moins en limiter les conséquences.














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