Longtemps, je me suis couché de bonne heure. Le cœur à peine à l'ouvrage, me laissant glisser paisiblement dans les tréfonds d'un sommeil salvateur. Longtemps déjà. C'est depuis si j'ai vu grandir ma peine à l'idée de m'endormir, affrontant ses battements sourds et résonnants. Communication rompue.
Tu n'as pas toujours été un mystère pour moi.
J'ai pensé te connaître. Te mépriser pour ce que tu ne voulais pas être, t'aimer plus fort pour ce que j'avais pu voir en toi, dans ton ipséité la plus sincère. Moments de faiblesse, la garde n'est pas toujours haute quand on se rapproche. Parfois je n'ai pas voulu te connaître, préférant tes parfums à ton étreinte. Parfois encore, tu n'étais qu'un mirage, vision fantasmatique et insaisissable d'une femme photo-réaliste.
Tu es multiple, équivoque pour me plaire quand d'autres s'allongent pour un rien. Tu es sublime, malgré toi et tes façons d'en découdre avec les autres. Tu n'es pas mon genre mais d'un genre qui me plaît. Tu es froide et cruelle quand ton petit monde s'écroule. Tu es moi quand je m'en éloigne. Tu es toi quand on s'en approche.
La confusion dans la clarté.
Je t'ai mille fois croisée. On ne s'est pas souvent croisés. L'histoire ne se raconte pas, elle se vit. La destination elle-même n'ayant que peu d'importance tant c'est le voyage qui compte. Je ne t'oublierai jamais. Tu m'oublieras certainement. Pas toi, je le sais.
Quant à moi, à nous, Il n'est jamais trop tard pour bien faire.
A bientôt, mon cœur.















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