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Hype Not Hype

Keyword - Discothèque Idéale

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2010juil.25

L'empire contre-attaque

Une infographie de Pedro Miguel Cruz, signifiante et bien réalisée, qui rend compte du déclin des empires maritimes du 19 et 20e siècle que sont la France, l'Angleterre, le Portugal et l'Espagne :

Le mieux étant de la voir sur vimeo pour profiter de la version HD en plein écran :-)

L'explication de l'auteur sur sa méthodologie :

The data refers to the evolution of the top 4 maritime empires of the XIX and XX centuries by extent. I chose the maritime empires because of their more abrupt and obtuse evolution as the visual emphasis is on their decline. The first idea to represent a territory independence was a mitosis like split — it’s harder to implement than it looks. Each shape tends to retain an area that’s directly proportional to the extent of the occupied territory on a specific year. The datasource is mostly our beloved wikipedia. The split of a territory is often the result of an extent process and it had to be visualized on a specific year. So I chose to pick the dates where it was perceived a de facto independence (e.g. the most of independence declarations prior to the new state’s recognition). Dominions of an empire, were considered part of that empire and thus not independent.

Quels meilleurs prétextes que cette vision god like d'un monde qui change et les thèmes d'indépendance et de prise en main de leur liberté par certains peuples pour vous faire (re)découvrir un classique du frenchie DJ Cam, producteur et grand prêtre du abstract hip-hop en France. Certes un rien capilotracté mais au dessus de tout, il y a l'amour que nous portent les gens de la planète bleue... !! Alors hein ^^

PS: Une autre version revue et corrigée|http://vimeo.com/11506746|en] de l'infographie existe mais j'avoue ne pas aimer la trame sonore qui a été ajoutée puis je la trouve plus confuse, trop chargée. Les goûts et les couleurs, comme on dit...

2010juil.22

Outro

Un début, une fin. Ma préférence a fait son chemin. Comme moi, qui devisait récemment sur cette destination et son peu d'importance tant c'est le voyage qui compte. Evolution, rien n'est moins sûr. Ce que je sais, c'est qu'il est rarement judicieux de taire ce qui veut s'exprimer ni de maudire le contexte et sa temporalité.

Sans fin, pas de début. Plans séquences. Doucement pour commencer s'amoncellent les petits riens qui plaisent, ceux qui fâchent. Crescendo. Des impressions, sans retenue. Par touches successives. S'effleurer, c'est beaucoup. C'est tout.

C'est tout ?!...

Annexes

2010juil. 6

Easy listening #10

6thboroughproject.jpg

C'est l'été et ça faisait déjà bien longtemps qu'un petit easy n'avait pas pointé le bout de son nez ici bas. Du lourd et bien moite, sucré à souhait, aux atours cuivrés flirtant à peine avec un africanism d'une époque qu'on croyait révolue. 6th Borough Project, c'est Craig Smith, un anglais qui se veut discret par le nombre de ses productions où l'on s'effare de ne pas tomber sur ce titre Hang On pourtant si accrocheur.

Hang On, summer is for now!!

2010juin13

Radio Hype Not Hype

Tous les ans la même rengaine : J'ai un projet perso, faire une radio, j'y réfléchis mais n'y travaille pas assez. En gros, ça n'avance pas, ou bien trop peu. Des promesses aussi, que je me fais, privilège singulier de les trahir sans avoir à rendre de compte. A force, ça use. Il me manque comme une amorce.

Si je fais le point sur mes errements, je me retrouve dépourvu de la moindre certitude à l'exception près de l'idée, celle qu'on majuscule quand elle ne porte pas de nom et ne se manifeste pas à l'écrit, si peu exprimée.

Ou alors :

Une radio toute en subjectivité qui laisse fuir ses musiques synaptiques à qui l'écoute et incombe les choix de ses affinités electives

J'aurai pu faire plus simple. Question d'habitude. Faut savoir s'en amuser et surtout s'en excuser. Par avance, pour mieux botter en touche quand il sera question d'y revenir, au manifeste. Et de se cacher alors derrière la poudre aux yeux jetée ici en lecture, dénuée de sens pour beaucoup, interprétable pour d'autres. Subjectivité(s) !!

Zia

Une modeste proposition radiophonique, pas à la demande, do it yourself enchaîné dans l'esprit éclectique de ce même blog et avec les dissonances qui s'imposent de temps à autre pour marquer ces exceptions qui font une signature.

Quoi de mieux pour l'incarner que cette pépite Helelyos, surréaliste et addictive, extraite de la compilation Pomegranates, mélange improbable de funk, pop et psyché orientale des années 70.

Enjoy, le meilleur est pour demain !!

2010avr.23

Les promesses...

...c'est comme les toujours, comme les jamais. Ça n'engage à pas grand chose mais la grandiloquence coutumière qui les accompagne les fait résonner pour un temps. Longtemps. Après, on s'entiche des mots qu'on a proférés comme ça, un peu légèrement. On les conjugue à souhait. On se dit qu'à raison ils avaient leur place dans ce foutra de conjectures trébuchantes. A raison, tout juste. De toutes manières, y repenser n'apporte que bien rarement son lot de consolation. De satisfactions. C'est fait, c'est fait. Les regrets n'ont jamais fait avancer celui qui s'y attarde. Les ranger dans un coin de sa tête, oui. Les mépriser comme les nier, non.

Parfois pour le mieux. Et beau, comme ces moments riches d'une plénitude qu'on croirait volée. Empruntée. Que nous sommes quand l'expression se fait reine et que la Terre même n'ose à peine respirer, retenue puis débridée exprimant tour à tour l'élan incertain mais soutenu d'un instant fuyant, impalpable. Se projeter loin, loin c'est aussi se construire une image de soi. Détachée des aléas que l'infortune brasse mais si bien ancrée dans le rêve éveillé qu'animent les foules. Je l'ai souhaité plus d'une fois. Ardemment. A l'accoutumée aussi, ne me délassant pas de ses bras accueillants qui savent porter les bons mots à la bonne oreille. Ne dit-t-on pas que les promesses n'engagent que ceux qui les croient ? Adage éculé entre tous, sa corolaire politique a cela d'abjecte qu'elle formule le jeu de pouvoir des uns sur les autres. De ceux qui savent exprimer leurs certitudes avec la magnificence de circonstance pour empocher les convictions du plus grand nombre. Hors-sujet.

J'en suis avare. Il y a bien celle-là oui. A peine trahie une, ou deux. En musique elle est si belle. Mais la dire, surtout. Un souvenir prégnant, mélange de parfums crasses, qu'on n'oublie pas et qui se rappellent à nous quand la garde se fait basse De ceux qui transpirent malgré vous de tout l'être qu'on essaye d'être. Devenir. De ceux encore qui nous empêchent d'être totalement libre. Prisonnier volontaire épris d'une idée qu'on a pas tout à fait par hasard placée au dessus de tout. de toutes considérations. Ne pas avancer, ça n'est pas reculer. Les regrets toujours.

Et je n'arrive pas à l'exprimer par le sujet, le verbe et le complément. Des phrases quoi. Intelligibles. Comme à l'étroit. Pourtant ça fourmille, ça plussoie, ça veut sortir. Peut-être l'exercice est-il lui-même faussé.

A l'évidence, peux mieux faire. Promis !!

2010janv.13

Tôt ou tard ?!!

1263257688.jpg
Photo : anitabling

2010janv. 8

Diplopie

Mes nuits sont plus belles que vos jours. Quand je m'évade. Quand je conjugue mal. Yesterday, je serai heureux ! Quand je perds la notion du temps, de l'espace et des priorités. Inconscience. Ou l'histoire d'une escapade artificielle chamarrée de mille icônes aux couleurs éclatantes. Hallucinant.

Well I remember yesterday
Just drifting slowly through a crowded street
With neon darkness shimmering through the haze
A sea of faces rippling in the heat
And from that nameless changing crowd
A sweet vibration seemed to fill the air
I stood astounded staring hard
At men with flowers resting in their hair...

debutart_oliver-hibert_202.jpg

Il est des transitions, parmi tant d'autres, qui marquent de leur sceau l'instant perçu mais insaisissable. De celles dont on ne comprend pas bien la chronologie, où la confusion règne en maître. L'avant, l'après. Pendant. Se souvenir, c'est déjà pas mal. Lacune bien terrible que de ne jamais garder la moindre empreinte éthérée des rêves qui la nuit tombée nous assaillent. Trépas mémoriel ou pas, la réalité tape fort autant qu'elle s'oublie vite quand plongé dans son absence cotonneuse on s'adonne au futile et à l'agréable. Wake up!

A sweet confusion filled my mind
Until I woke up only finding everything was just a dream
A dream unusual of its kind
That gave me peace and blew my mind
And now I'm hung up on a dream...

Est-ce cela qu'on appelle Weltschmerz : Weltschmerz (from the German, meaning world-pain or world-weariness) is a term coined by the German author Jean Paul and denotes the kind of feeling experienced by someone who understands that physical reality can never satisfy the demands of the mind.. Ou l'improbable cohabitation d'une réalité forcenée et d'un monde de rêves.

They spoke with soft persuading words
About a living creed of gentle love
And turned the arm to sounds unheard
And showed me strangest clouded sights above
Which gentle touched my aching mind
And soothed the wanderings of my troubled brain
Sometimes I think I'll never find
Such purity and peace of mind again...

Et si voir double était une vertu, une chance ?

Illustration par Olivier Hibert

2009déc.24

Papa (Noël) was a rolling stone

C'est l'heure de Noël et comment résister à la tentation[1] de vous offrir un zoli cadeau ? Bien sûr, il eût été facile de flirter avec les chants du même nom ou encore de faire vœux de trêve pour que le monde respire un peu, le temps d'une bûche, avant de s'y prendre les pieds, encore et encore.

pioneers_sleeve.jpg

Noël, c'est rarement l'occasion de sortir des sentiers battus. Bien au contraire. En rien subversive, je savoure tout de même l'idée d'avoir déniché ces deux covers d'un titre ô combien légendaire. Un rien de classicisme et une pincée de reprise (pas économique, quoi que ?!).

Ok, The Temptations[2] est un grand groupe. Énorme même. Reste que Wikipédia n'évoque même pas la version des Pioneers dans sa section Notable covers and remixes de la notule sur Papa Was a Rollin' Stone. Un comble. L'écoute rend cette assertion plus que crédible et s'il faut bien avouer que l'interprétation de Bill Wolfer sonne parfois trop synthétique, je plaide néanmoins non coupable car après tout, c'est l'intention qui compte. La mienne comme celles de ces deux covers bien inspirées qui m'ont fourni un prétexte en or pour affubler le père noël d'un titre dont il se serait bien passé et vous offrir ces deux versions incomparables à tout point de vue.

Bon réveillon, joyeux noël et bonne écoute.

Moi, j'ai une page Wikipédia à modifier :o)

Notes

[1] attention, jeu de mot en préparation

[2] oui oui, c'était préparé

2009nov.28

I Heart my Art

Avoir son train de retard a du bon parfois. C'est toujours l'occasion de crapahuter ici et là, à la recherche d'un peu d'inspiration. Qui sait, le temps d'attendre le prochain (train). Et de prendre un peu de recul sur ce monde de l'immédiateté, toujours plus vite, remixant jusqu'à plus rien ses artéfacts éphémères. Faut-il y voir une vertu ? Rien n'est moins sûr. Le bien, le mal ou encore le mieux n'ont pas grand chose à voir dans cette affaire. Juste qu'en l'espace de quelques années, ce qui semblait être le média du renouveau créatif a pu (ou su) se transformer en un hub immense répétant à l'infini ce qui se digère encore le mieux de nos jours : le pré-mâché. Eurk!!!

history76156a.png

Est-ce le propos de Hugh MacLeod dans son cartoon History Of My Blog déjà présenté en 2007 et mis au goût du jour comme pour affirmer un peu plus l'inéluctabilité du processus. Pas vraiment. Si les médias traditionnels se concentrent encore et toujours, il n'en va pas de même sur l'Internet où la nature a encore plus peur du vide, voyant naître de nouvelles initiatives, alternatives, dès qu'un site historiquement prescripteur rejoint l'escarcelle des régisseurs de blogs et autres consortium mass-médiatique.

Pourquoi une telle évolution alors ? Juste les blogs ? Naïvement, je dirais que le blog en tant que média naît de l'envie de son auteur de partager ses expériences, passions ou expertises. D'échanger aussi. Naïvement, car certains ne sont bien sûr que le fruit opportuniste d'une étude de marché bien calibrée. A la niche !

Robots_in_disguise.jpg

L'usure peut-être ? L'esthétisme du centre, l'appel de l'asymptote ? Le conformisme galopant ?

Qu'importe ! En 2001, les deux anglaises de Robots In Disguise chante DIY, hymne à la création, à cette génération des possibles qu'elles incarnent et qui s'amuse des outils que l'époque met à leur disposition. (R)évolution permanente, cercles vertueux d'une mondialisation positive se nourrissant de l'Internet autant qu'elle en est l'expression.

I ♥ my art

Sans prétention, aucune. Juste l'affirmation d'un amateurisme professionnel, d'un professionnalisme dilatante. Parti pris. Hype Not Hype est né en 2007, de ce besoin d'exprimer par l'indécence parfois, la poésie rarement, les mots tout simplement, mes pensées furtives comme mes sentiments enfouis, mes grognes aussi. En musique, toujours. Do It Yourself pour les accents de sincérité, les excès de soi, conjugués.

Année une, objectif lune.
Année deux, c'est mieux :)
Année trois, on verra !

2009nov.15

Je ne suis pas un bisounours

Y a pas à dire, on vit une époque formidable. Par ses fossés qu'elle nourrit sans les combler, par sa capacité à absorber les petites comme les grandes secousses, sourcillant à peine du coin de l'œil, une larme pour à l'occasion. Par souci de contradiction aussi, pour relever un peu le dark level de ce blog qui à ses heures confine au larmoyant. Par essence car enfin, vivre l'époque, c'est vivre pour demain, par hier et dès à présent.

J'y crois. Ontologiquement, plus que de raison. D'ailleurs, que viendrait-elle faire ici celle-là ? Comme toujours, elle n'échappe pas à la règle de l'emmerdement maximum et vient placer son grain de poivre qui enrhume mon esprit, sûr qu'il est de sa rhétorique implacable. Par quatre chemins, ça bouillonne. Marchons un moment, je t'expliquerai pourquoi je ne suis pas un bisounours.

Quatre, deux !!

limpidD.jpg

La gentillesse serait de retour. Accompagnée de ses copines générosité, solidarité et bienveillance. Comme valeur à défendre, à confesser voire à glorifier. Je dis bien serait. C'est le discours ambiant qui semble être porté en Europe depuis début 2009 et que, nécessité fait souvent loi, la crise a d'autant plus révélé. Ici encore, contradiction. Si la photo ci-dessus ne plaide pas vraiment en la faveur de mon propos énoncé en titre, il en va de même des Chacun pour soi et dieu pour tous et autres faites ce que je dis, pas ce que je fais qui ne m'ont pas semblé perdre de terrain, quand bien même la garde de l'individualisme à tout crin serait baissée.

Provocation aussi. C'est mignon, signifiant et mièvre à l'envie. Et si l'écrin musical offert par François de Roubaix en accompagnement de ces quelques mots me plonge l'espace d'un instant dans un monde guimauve gris-mauve fantasmatique et tout en rondeur où les autres sont autant de moi mais différents de ma personne, meilleurs et portés vers une aspiration au meilleur, devrais-je pour autant m'en laisser convaincre et sortir de ma torpeur ? Le doute m'assaille. J'ai peur que cet espace autant que cet instant ne soient qu'éphémères, leurs beautés en témoignent.

Mon éloge de la légèreté.

Une assertion bancale plus tard, je n'ai pas résolu la contradiction qui en était l'essence. Affirmer ne pas être, c'est déjà considérer l'être qu'on n'est pas. Et après ? On change de titre, la gravitation fait son boulot et la précarité des land of make believe rejaillit de plus belle.

Et toi, c'était comment ta journée nationale de la gentillesse ?

2009oct. 5

Present Perfect

Marrant que ce temps, cette conjugaison. Present Perfect. Il exprime un lien entre le présent et le passé.

photo_c.jpg

Définition. Résultat présent d'une action passée ou action continue depuis un moment du passé jusqu'à today ? La réponse importe peu, elle est dans le titre. Un présent presque parfait, riche d'un passé aux milles histoires. Révolution continue, j'embrasse l'instant pour me conjuguer au futur.

We'll see...

2009sept.15

Easy listening #7

Quand les fléaux se conjuguent en musique, ça donne les Midnight Juggernauts. Vincent, Andy et Daniel sont australiens et bien que n'ayant aucun lien de parenté, ils s'amusent à porter le même nom, Juggernaut, à l'instar des Ramones en leur temps.

midnight-juggernauts.jpg

D'un album sorti en 2008, Dystopia, on retient surtout Shadows, titre sombre et lumineux, aux confins du glam et totalement amalgamé entre rock, disco, electro et psychédélique. Repéré et plébiscité dès 2008 par Justice et les Daft Punk, c'est pour ma part un titre qui tourne en boucle depuis six mois. Not hype mon cher mais il n'est jamais trop tard pour bien faire :)

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