On a tous nos petits problèmes. Moi, c'est la pop française des années 60-70. Et dans le genre, il y a du très bon, comme du mauvais. Au confins du kitch, on y trouve en bonne place les reprises des tubes anglo-saxons du moment. Et pas des moindres en l'occurrence puisque nos deux françaises Claudine Longet et Patricia se sont attaquées à Diana Ross et The Moody Blues. Rien que ça! Si l'orchestration garde tout son faste, les paroles tombent sous le coup d'ajustements certes nécessaires mais parfois improbables.
Pour ma part, je suis très fan de l'intro du Aint No Mountain High Enough de Claudine Longet qui ressemble à s'y méprendre au Message Personnel de Françoise Hardy (si si, rappelez-vous !) alors que la reprise du cultissime Night in White Satin manque un peu de relief tant elle n'est qu'une pâle copie francisée de l'original. Malgré tout, l'interprétation est réussie et l'exercice reste d'actualité si l'on en croit la multiplication des émissions où n'importe quel champion local de karaoké peut s'époumoner sur des titres de légende chantés en chewingum. Reste à inventer le juste milieu entre l'interprétation fidèle (mais jamais aussi bien) et l'adaptation traduite, ré-orchestrée, bootleguée ou que sais-je encore...?


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