Mon tendre Denis,

Comme j'aurai aimé que tu sois près de moi hier soir, et contre moi toute la nuit; j'aurai pu poser ma tête sur ton épaule, et sentir la chaleur de ta peau contre ma poitrine, au lieu de chercher vainement toute la nuit à trouver le sommeil. Tu me manques terriblement. La journée m'a paru interminable, et j'ai l'impression que ces deux semaines ne se termineront jamais. J'en ai assez de devoir te quitter sans cesse pour te retrouver quelques heures avant de devoir repartir.

J'aimerai me retourner et savoir que tu es là, derrière moi; du moins dans l'absolu car les conditions dans lesquelles on peut se voir là-bas sont loin d'être des plus agréables.

Je t'aime, je t'aime, je t'aime. Rien ni personne n'a le droit de se mettre entre nous, et si pour l'instant la distance nous éloigne, elle ne tuera pas l'amour que je te porte.

S.