Une suite pour une fin. Celle de Barbara, il y a 10 ans jour pour jour. Un bien triste 25 novembre 1997. Si loin, si proche.

Barbara

Cette histoire d'amour avec Barbara remonte à mon enfance. Du moins, les prémices. A cette époque, mes parents me font subir leur musique pendant ces voyages en voiture qui n'en finissent pas. De l'opéra, du Mort Schumann, le grand Léo Ferré et Barbara, la longue dame brune comme l'a consacrée Moustaki. Peu réceptif à toute cette chanson française qui m'apparaît comme poussiéreuse, je me laisserai toutefois convaincre d'aller à son récital au Châtelet, en 1993. J'avais dix-huit ans alors et j'en garde aujourd'hui encore un souvenir ému. J'y prenais toute la dimension d'une artiste qui jouait des mots avec sa voix parfois vibrante mais toujours au rythme du message qu'elle exprimait. La magie opérât.

Plus tard je découvrais son concert de Pantin en 1981 qui reste pour moi une des meilleures interprétations de sa si belle carrière.

Oui, il est bon parfois de se rappeler de son enfance.