
2008oct.23
EOL
01:21 - Denis
Mes euphories telluriques
En souvenirs prégnants
Souffrent sur moi le temps
Des amours anarchiques
Annexes
2008oct.10
Vous avez le droit de...
01:31 - Denis
...regarder cette animation de Seth Brau et d'en apprécier le message vieux comme le monde mais qu'il est bon de rappeler parfois.
2008oct. 7
Noir et blanc
00:41 - Denis
Déjà quinze jours. Sans la mer, sans cette chaleur qui tôt ou tard, partout, vous entoure et vous tient par l'envie. Là bas, les journées et les nuits s'enchaînent et se ressemblent. Température constante, hygrométrie timide et éthylomètres qui s'enflamment. La machine est si bien huilée que les vertiges se conjuguent au collectif. Trop bien parfois, au point d'étouffer sous le poids d'une contrainte toute fictive qu'elle est. Mais ressentie parfois. Chacun y trouve son compte, à sa mesure. Ce qu'il y a de bien, c'est le champ des possibles. L'expérience se vit à qui mieux le peut et tout le monde peut y trouver le contentement qu'il est en droit d'espérer.
Un soir donc. Happé par l'obscurité du rivage, je m'éloigne, moi et ma douce mélancolie, pour échapper un moment au vacarme ambiant qui commence à me peser. Une nuit noire, nuageuse et contrastée par la lune qui brille à nulle autre pareil. Le vent me rappelle que je ne suis pas endormi, allongé que je suis sur ce transat qui me fait traverser la frontière du réel et me mène tout droit à mes fantômes. Vous savez, je vous parle de ces moments d'accès à soi, de ceux qui vous permettent de toucher du doigts son ipséité. Dans toute sa complexité et sa subjectivité.
Silence en noir et blanc. Comme le ciel, qui écrit sur moi les incertitudes qui m'obsèdent. La pluie ne viendra pas. Mon verre continue de se vider quand j'entends des pas puis mon nom. On se reconnaît sans vraiment se connaître. Pudeur dévoilée par l'obscurité d'une nuit qui autorise tout. L'appel du large aura été plus fort que la raison. Le bain fût bon, pile à l'heure. Est-ce un crime ? A ce moment, tout semblait flotter, légers que nous étions ainsi plongés dans cette mer sombre mais chaude. A nu, cachés de nos intimités par le voile à peine clos d'une nuit à la seule lueur de la lune blanche éclatante. J'étais sauvé de mes pensées, pour la soirée, extrait du monde le temps d'un instant, à se découvrir autant qu'on s'exposait. Un moment d'une charmante simplicité où l'envie se conjugue à l'intérêt qu'on se porte à se regarder tel qu'on est, derrière les façades diurnes. De celles qu'on se sert pour passer inaperçu. Pour masquer ses malheurs comme ses bonheurs, feindre l'exponentiel quand ça népérien (n'est pas rien, ahah !).
Plus tard, tout redevenait comme avant. On se reconnaît sans vraiment se connaître. Avec ce petit petit supplément de je ne sais quoi, souvenir éthéré d'un instant fugace entre tous. En noir puis blanc.
Annexes
2008sept.17
Easy listening #3
00:05 - Denis
Mélange improbable mais réussi ? Wale se fait justice lui-même en posant son flow sur le tube D.A.N.C.E. des petit français de l'électro. Niché dans une mixtape d'une qualité assez inégale, le titre n'en est pas moins efficace à la première écoute. Quant à son potentiel, malgré la facilité avouée de l'exercice, il en va de l'agacement plus que du tube. A vous de juger...
Annexes
2008sept. 4
One (more) nite alone
01:40 - Denis

En 2001, Prince diffusait un album studio unique et rare via le défunt NPG Music Club, son site officiel fédérant tout ce que l'artiste a pu soulever autour de sa personne. One Nite Alone, c'est son titre. Loin du registre R&B qui a fait le succès du kid de minneapolis, on est vite plongé dans une ambiance grave et suage, distillée avec la rigueur qu'imposent les disques piano. La bien belle promesse, de nuits parfois trop seul à passer en compagnie du maître dont on a finalement qu'entre-aperçu l'œuvre tant elle regorge de compositions jamais parues.
Indisponible à la vente et pas beaucoup plus sur l'Internet, cet album est d'autant plus énigmatique que Prince est un touche à tout maladif dont la maîtrise instrumentale en a fait la légende. Pourquoi alors ne pas l'avoir offert au plus grand nombre en le sortant comme ses autres albums qui composent une longue et riche discographie ?
[Edit du 24/09/08]
Pourquoi des scrupules ? L'album n'est pas disponible à la vente alors histoire de faire passer le témoin, je me suis autorisé à le rendre disponible à l'adresse suivante : http://dl.free.fr/q5kNM8S6u.
Enjoy !
Annexes
2008août29
Easy listening #2
01:01 - Denis
Les Spice Girl n'ont toujours pas inventé les Girls Band (la preuve là), dommage que le Iko Iko de Rain Man soit plus connu que ce Sign Of Times et les années 80 avaient du chien (pour la rime).
Easy listening, le poids plume des mots, le choc de la vidéo !
2008août28
En français dans le texte
01:23 - Denis
On a tous nos petits problèmes. Moi, c'est la pop française des années 60-70. Et dans le genre, il y a du très bon, comme du mauvais. Au confins du kitch, on y trouve en bonne place les reprises des tubes anglo-saxons du moment. Et pas des moindres en l'occurrence puisque nos deux françaises Claudine Longet et Patricia se sont attaquées à Diana Ross et The Moody Blues. Rien que ça! Si l'orchestration garde tout son faste, les paroles tombent sous le coup d'ajustements certes nécessaires mais parfois improbables.
Pour ma part, je suis très fan de l'intro du Aint No Mountain High Enough de Claudine Longet qui ressemble à s'y méprendre au Message Personnel de Françoise Hardy (si si, rappelez-vous !) alors que la reprise du cultissime Night in White Satin manque un peu de relief tant elle n'est qu'une pâle copie francisée de l'original. Malgré tout, l'interprétation est réussie et l'exercice reste d'actualité si l'on en croit la multiplication des émissions où n'importe quel champion local de karaoké peut s'époumoner sur des titres de légende chantés en chewingum. Reste à inventer le juste milieu entre l'interprétation fidèle (mais jamais aussi bien) et l'adaptation traduite, ré-orchestrée, bootleguée ou que sais-je encore...?
Annexes
2008août14
Easy listening #1
01:59 - Denis
Deux mots, un compteur et un concept : Simple d'écoute et pas forcément dans un ascenseur.
C'est un peu l'idée de ce billet qui inaugure une série d'un genre que j'ai encore trop très peu pratiqué sur HNH à savoir le billet et son MP3 dépouillés de toutes digressions alambiquées car souvent trop tintées de vécu. Et ça commence mal, avec cette phrase d'introduction déjà trop longue. Reprenons !
Pour cette première, c'est la très en vogue et non moins suédoise Lykke Li qui ouvre le bal avec son titre I'm Good, I'm Gone revue et corrigée par les remixer fous Metronomy. Que du beau monde. Si j'osais, je dirais que ce titre est hype².
Bonne écoute et si par hasard un commentaire ou, rêvons une minute, DES commentaires venaient à plébisciter cette initiative, je tâcherais d'en écrire la suite semaines après semaines.
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