Un week end de soleil, passé à l'ombre. Sans plus trop avoir la notion de début ou fin de semaine, je dirai qu'elle fût longue. C'était hier. Du soleil, encore, sur ma peau piquée au dard. Mes envies d'ailleurs deviennent des envies d'autrement, d'échapper aux carcans qui nous plombent. Des envies hors cadre.

Cliché ?! Oui, mais qu'il me plaît. La tête à l'envers, allonger ses pensées, se vider la tête et laisser courir le reste. Vagabonder à nouveau, sans attache et sans peine, à seule fin de croiser d'autres chemins. Des vacances, en bonne et due forme.
Prolonger l'hiver s'il est beau. Attendre l'été à défaut
J'ai parfois le sentiment d'être partagé en deux. Entre ce que je reste et ce que je suis. Si l'un paraphrase L'Importance d'être Constant d'Oscar Wilde, l'autre moi résonne avec son temps et son lot de tumultes. Ca donne de l'incertitude à mes gestes, mes actions. Une paralysie soudaine.
Je n'ai pas touché mon clavier depuis des semaines. Pas à ce clavier là du moins. La faute à qui, à quoi ? A moi probablement, de me laisser entraîner par la frénésie de la sur-activité, toujours partagé. Par chance, mon summertime a montré le bout de son nez et percé de jour la chape de ce tunnel qui jusqu'alors semblait sans fin. Remis en selle, j'ai envie de promettre que je ne quitterai pas la place trop longtemps. De me le promettre. car j'y tiens à mon projet chéri égo-tripant au titre wannabe qu'il n'en peut plus. A ce sujet, faudra bien un jour que je m'explique sur ce nom justement.
Un jour oui, d'hiver s'il est beau, d'été à défaut.
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