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Hype Not Hype

2009oct. 6

Air - Sing Sang Sung

2009oct. 5

Present Perfect

Marrant que ce temps, cette conjugaison. Present Perfect. Il exprime un lien entre le présent et le passé.

photo_c.jpg

Définition. Résultat présent d'une action passée ou action continue depuis un moment du passé jusqu'à today ? La réponse importe peu, elle est dans le titre. Un présent presque parfait, riche d'un passé aux milles histoires. Révolution continue, j'embrasse l'instant pour me conjuguer au futur.

We'll see...

2009sept.19

Hey You

S'il ne faut pas va vivre le regard rivé sur son rétroviseur, il est bon parfois de se remémorer ces instants simples mais agréables où tout semble flotter. Y compris moi.

Charmante piqûre de rappel que cette vidéo des Pony Pony Run Run pour le titre Hey You. Interpellant au possible.

Shall we go now ?

Via Caroline C.

2009sept.15

Easy listening #7

Quand les fléaux se conjuguent en musique, ça donne les Midnight Juggernauts. Vincent, Andy et Daniel sont australiens et bien que n'ayant aucun lien de parenté, ils s'amusent à porter le même nom, Juggernaut, à l'instar des Ramones en leur temps.

midnight-juggernauts.jpg

D'un album sorti en 2008, Dystopia, on retient surtout Shadows, titre sombre et lumineux, aux confins du glam et totalement amalgamé entre rock, disco, electro et psychédélique. Repéré et plébiscité dès 2008 par Justice et les Daft Punk, c'est pour ma part un titre qui tourne en boucle depuis six mois. Not hype mon cher mais il n'est jamais trop tard pour bien faire :)

2009sept. 8

Road trip

En rien à la page, et pas spécialement hype, je retombe sur ce clip génial réalisé par Olivier Gondry, frère de, et il me prend des envies d'est en ouest. Et vice versa.

L'occasion aussi pour moi de faire revivre un Lacquer qui n'aura jamais eu à regarder derrière lui pour pleurer la gloire passée de son Behind passé presque inaperçu. Et pourtant, les deux font la pair. Photo-film vitesse grand V d'un voyage de 7 jours en voiture, entre Los Angeles et New-York, résumé en 4 minutes et rythmé par une musique sur ressorts et entrainante. Youuuuuououououuu, and your smile.

Moi la fin me rappelle quelque chose...

2009sept. 5

Elections Run by Same Guys Who Sell Toothpaste

Un travail très intéressant réalisé par Joel Cocks dans le cadre du projet Degree Show Project et qui met en œuvre une série d'affiches composées d'images superposées, transparentes et saturées en couleur.

L'original étant souvent mieux que la copie, voici expliqué le propos de ce projet :

“Elections are run by the same guys that sell toothpaste” (Chomsky, 2005).
This project is a critical examination of the contemporary election campaign. It explores the role that the public relations industry, political consultancy firms and the media play in shaping the public perceptions of political candidates.

VCDMajorProject2008Ambitious.jpg

Une manière bien originale de porter le discours de Noam Chomsky et magnifiée par la finesse et l'originalité des compositions de Joel Cocks nominé pour l'occasion à la finale du Designers Institute of NewZealand Best Design Awards 2009.

VCDMajorProject2008spying.jpg

Pendant ce temps, Sarah Jones se délie et balance sur ses petits amis du milieu, posant avec génie son spoken-words sur une instru bien vue de Dj Vadim. De quoi mettre tout le monde d'accord, de Gill Scott Heron à Ani DiFranco.

Mélange des genres ? Assurément !! Assumé.

2009août23

Sophismes au coeur

Longtemps, je me suis couché de bonne heure. Le cœur à peine à l'ouvrage, me laissant glisser paisiblement dans les tréfonds d'un sommeil salvateur. Longtemps déjà. C'est depuis si j'ai vu grandir ma peine à l'idée de m'endormir, affrontant ses battements sourds et résonnants. Communication rompue.

Tu n'as pas toujours été un mystère pour moi.

J'ai pensé te connaître. Te mépriser pour ce que tu ne voulais pas être, t'aimer plus fort pour ce que j'avais pu voir en toi, dans ton ipséité la plus sincère. Moments de faiblesse, la garde n'est pas toujours haute quand on se rapproche. Parfois je n'ai pas voulu te connaître, préférant tes parfums à ton étreinte. Parfois encore, tu n'étais qu'un mirage, vision fantasmatique et insaisissable d'une femme photo-réaliste.

Tu es multiple, équivoque pour me plaire quand d'autres s'allongent pour un rien. Tu es sublime, malgré toi et tes façons d'en découdre avec les autres. Tu n'es pas mon genre mais d'un genre qui me plaît. Tu es froide et cruelle quand ton petit monde s'écroule. Tu es moi quand je m'en éloigne. Tu es toi quand on s'en approche.

La confusion dans la clarté.

Je t'ai mille fois croisée. On ne s'est pas souvent croisés. L'histoire ne se raconte pas, elle se vit. La destination elle-même n'ayant que peu d'importance tant c'est le voyage qui compte. Je ne t'oublierai jamais. Tu m'oublieras certainement. Pas toi, je le sais.

Quant à moi, à nous, Il n'est jamais trop tard pour bien faire.

A bientôt, mon cœur.

2009août13

In the stone...on stage!!

2009août 9

Ubiquité digitale

On n'a pas tous les jours l'occasion de se citer. C'était il y a un moment déjà, dans le billet A Small World qui, outre la musique très accessible des Yo La Tengo, présentait un point de vue jugé abscons sur les réseaux sociaux en général et l'ubiquité digitale en particulier.

Pour mémoire :

Asynchrone, quand et d'où je veux, je jouis de mon comportement asymptotique dans un monde d'ubiquité digitale où tout est partout, tour à tour acteur et consommateur d'une cyber-trophallaxie au quotidien.

Forcément, comme ça, sorti de son contexte ça ressemble à un attelage de mots tous aussi compliqués les uns que les autres, sans raison évidente de les associer ou de les conjuguer de la sorte. Et pourtant, le sérieux de ce blog ne pouvant être mis en cause par les lecteurs assidus qui au jour le jour (mois le mois) me suivent dans mes péripéties et autres digressions, sachez que cette phrase a fait l'objet pour moi d'une intense réflexion dans le but évident de la rendre aussi synthétique qu'esthétique. Effort qui aujourd'hui semble nuire au propos que j'essayais de porter, en musique de surcroit. C'est que je me méprend parfois sur ce qu'est l'esthétisme. Ce mot me fait d'ailleurs penser à un autre : centre. Association qui me vient tout droit d'un article que je fomentais d'écrire depuis toujours mais qui, comme certains de mes autres projets, a fini dans l'oubli. Un jour qui sait.

Revenons à LA phrase. Je vais de ce pas vous en expliquer les méandres. Ca sera pour moi l'occasion de formaliser enfin ce qui m'avait alors traversé l'esprit.

Prenons, par exemple, le mot trophallaxie. Voici ce qu'en dit Wikipedia :

La trophallaxie consiste en une régurgitation de la nourriture pré-digérée contenue dans ce dernier afin de nourrir d'autres fourmis. Ce transfert ne concerne pas exclusivement les aliments mais permet également de faire circuler des informations dans la colonie via des messages chimiques (phéromones).

La trophallaxie existe aussi chez l'abeille et la plupart des insectes sociaux.

Édifiant ?! J'avoue avoir eu en tête une définition un peu différente de cette dernière. La dimension sociale et la référence à l'échange d'informations en moins. Affublée du terme cyber, cette trophallaxie du quotidien décrit en somme le processus de remix permanent de l'information sur les réseaux faisant de nous parfois de simples répétiteurs ou rallonges amplifiées d'un rien de commentaires affûtés.

Ainsi, nos informations partagées sont celles du voisin, du parent ou simple personne reliée à moi par le truchement de son feed. Elles vivent et circulent à l'infini, parfois altérées, souvent augmentées mais assurément dans un monde d'ubiquité à l'instar de nous-mêmes, émetteurs pluriels et multi-canal.

D'où ce comportement que je qualifiais d'asymptotique dans la mesure où nos agissements individuellement complexes ont une furieuse tendance au mimétisme. Par construction, la consolidation d'un réseau de connaissance sur les plateformes sociales répond à des exigences similaires à celles qui s'opérèrent au quotidien, dans nos cercles d'amis, de collègues, de coéquipiers ou encore familiaux. Ces réseaux ont des prédispositions à reproduire le réel, avec la froideur du média qui les supporte en plus (ou en moins, tout dépend de où l'on se place) malgré l'opportunité affichée de rassembler au delà. Si beaucoup limitent leur réseau à ce qu'il est réellement, d'autres, sur la base de connivences affectives ou de critères subjectifs, dépassent ces frontières et s'ouvrent à d'autres connexions.

C'est le propos de Mark Granovetter (Wikibio), sociologue américain et éminence grise des réseaux sociaux. En 1973 il publie dans le American Journal of Sociology un article nommé The Strength of Weak Ties, la force des liens faibles. Sa théorie repose sur le paradigme suivant : dans mon réseau de connaissance, j'entretiens à la fois des liens forts (famille, amis, collègues) et des liens faibles (ancien camarade de classe, connaissance lointaine voire inconnue, relations sporadiques). Ce sont ces liens faibles qui m'apportent le plus en terme de capital social, par leur propension à partager des informations, des débats et une culture qui sortent de mon ordinaire alors que ces mêmes liens forts me ressemblent plus et ont tendances à partager avec moi sur des sujets auxquels je suis déjà très sensible et coutumier. Plus disparate, ce réseau de liens faibles joue de ses différences qui mises bout à bout se complètent.

Et pour conclure ? Je doute d'avoir réussi à vous éclairer sur, d'une, LA phrase et de deux les usages qui sont fait des réseaux sociaux en particulier et des plateforme de partage en général. On constate néanmoins que l'idée d'ubiquité digitale s'applique autant aux informations partagées qu'à leurs auteurs et que l'inter-connexion de réseau qu'est l'Internet nous permet chaque jour de prendre la tangente pour s'éloigner un peu de l'asymptote masse médiatique. A chacun alors de cultiver ses liens et de diversifier ses lectures.

Les outils sont là, les participants aussi.

2009août 2

Dancing

2009juil.22

Dirty French Psychedelics

dirtyfrenchpsychedli.jpg

Que dire ? Je ne m'autorise que bien rarement à en faire l'article mais certains albums ou compilations méritent qu'on en parle, qu'on les partage. Pour autant, il n'est pas question ici de nouveauté en tant que telle mais belle et bien d'une chasse aux trésors dans les tréfonds du patrimoine francophone.

Bien sûr, les deux compères du Dirty Sound System n'en sont pas à leur premier délit de bons sons. Déjà remarqués pour leur sélection classieuse de "space" disco, ils nous livrent ici un disque rare en envoûtant, pour un genre où les français n'ont que peu excellé au regard du mouvement psychédélique anglais par exemple.

On y découvre, halluciné, Christophe dans l'espace, Nino Ferrer amoureux, Karl Heinz Shäfer utopiste militant ou encore Alain Kan pour une ode à toutes les drogues.

A écouter ou posséder de toute urgence !

2009juil.19

Nous, les autres...

elli-jacno.jpg

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