
Photo : anitabling
2010janv. 8
Diplopie
00:22 - Denis
Mes nuits sont plus belles que vos jours. Quand je m'évade. Quand je conjugue mal. Yesterday, je serai heureux ! Quand je perds la notion du temps, de l'espace et des priorités. Inconscience. Ou l'histoire d'une escapade artificielle chamarrée de mille icônes aux couleurs éclatantes. Hallucinant.
Well I remember yesterday
Just drifting slowly through a crowded street
With neon darkness shimmering through the haze
A sea of faces rippling in the heat
And from that nameless changing crowd
A sweet vibration seemed to fill the air
I stood astounded staring hard
At men with flowers resting in their hair...

Il est des transitions, parmi tant d'autres, qui marquent de leur sceau l'instant perçu mais insaisissable. De celles dont on ne comprend pas bien la chronologie, où la confusion règne en maître. L'avant, l'après. Pendant. Se souvenir, c'est déjà pas mal. Lacune bien terrible que de ne jamais garder la moindre empreinte éthérée des rêves qui la nuit tombée nous assaillent. Trépas mémoriel ou pas, la réalité tape fort autant qu'elle s'oublie vite quand plongé dans son absence cotonneuse on s'adonne au futile et à l'agréable. Wake up!
A sweet confusion filled my mind
Until I woke up only finding everything was just a dream
A dream unusual of its kind
That gave me peace and blew my mind
And now I'm hung up on a dream...
Est-ce cela qu'on appelle Weltschmerz : Weltschmerz (from the German, meaning world-pain or world-weariness) is a term coined by the German author Jean Paul and denotes the kind of feeling experienced by someone who understands that physical reality can never satisfy the demands of the mind.
. Ou l'improbable cohabitation d'une réalité forcenée et d'un monde de rêves.
They spoke with soft persuading words
About a living creed of gentle love
And turned the arm to sounds unheard
And showed me strangest clouded sights above
Which gentle touched my aching mind
And soothed the wanderings of my troubled brain
Sometimes I think I'll never find
Such purity and peace of mind again...
Et si voir double était une vertu, une chance ?
Illustration par Olivier Hibert
Annexes
2009déc.24
Papa (Noël) was a rolling stone
17:49 - Denis
C'est l'heure de Noël et comment résister à la tentation[1] de vous offrir un zoli cadeau ? Bien sûr, il eût été facile de flirter avec les chants du même nom ou encore de faire vœux de trêve pour que le monde respire un peu, le temps d'une bûche, avant de s'y prendre les pieds, encore et encore.

Noël, c'est rarement l'occasion de sortir des sentiers battus. Bien au contraire. En rien subversive, je savoure tout de même l'idée d'avoir déniché ces deux covers d'un titre ô combien légendaire. Un rien de classicisme et une pincée de reprise (pas économique, quoi que ?!).
Ok, The Temptations[2] est un grand groupe. Énorme même. Reste que Wikipédia n'évoque même pas la version des Pioneers dans sa section Notable covers and remixes de la notule sur Papa Was a Rollin' Stone. Un comble. L'écoute rend cette assertion plus que crédible et s'il faut bien avouer que l'interprétation de Bill Wolfer sonne parfois trop synthétique, je plaide néanmoins non coupable car après tout, c'est l'intention qui compte. La mienne comme celles de ces deux covers bien inspirées qui m'ont fourni un prétexte en or pour affubler le père noël d'un titre dont il se serait bien passé et vous offrir ces deux versions incomparables à tout point de vue.
Bon réveillon, joyeux noël et bonne écoute.
Moi, j'ai une page Wikipédia à modifier :o)
2009nov.28
I Heart my Art
00:37 - Denis
Avoir son train de retard a du bon parfois. C'est toujours l'occasion de crapahuter ici et là, à la recherche d'un peu d'inspiration. Qui sait, le temps d'attendre le prochain (train). Et de prendre un peu de recul sur ce monde de l'immédiateté, toujours plus vite, remixant jusqu'à plus rien ses artéfacts éphémères. Faut-il y voir une vertu ? Rien n'est moins sûr. Le bien, le mal ou encore le mieux n'ont pas grand chose à voir dans cette affaire. Juste qu'en l'espace de quelques années, ce qui semblait être le média du renouveau créatif a pu (ou su) se transformer en un hub immense répétant à l'infini ce qui se digère encore le mieux de nos jours : le pré-mâché. Eurk!!!

Est-ce le propos de Hugh MacLeod dans son cartoon History Of My Blog déjà présenté en 2007 et mis au goût du jour comme pour affirmer un peu plus l'inéluctabilité du processus. Pas vraiment. Si les médias traditionnels se concentrent encore et toujours, il n'en va pas de même sur l'Internet où la nature a encore plus peur du vide, voyant naître de nouvelles initiatives, alternatives, dès qu'un site historiquement prescripteur rejoint l'escarcelle des régisseurs de blogs et autres consortium mass-médiatique.
Pourquoi une telle évolution alors ? Juste les blogs ? Naïvement, je dirais que le blog en tant que média naît de l'envie de son auteur de partager ses expériences, passions ou expertises. D'échanger aussi. Naïvement, car certains ne sont bien sûr que le fruit opportuniste d'une étude de marché bien calibrée. A la niche !

L'usure peut-être ? L'esthétisme du centre, l'appel de l'asymptote ? Le conformisme galopant ?
Qu'importe ! En 2001, les deux anglaises de Robots In Disguise chante DIY, hymne à la création, à cette génération des possibles qu'elles incarnent et qui s'amuse des outils que l'époque met à leur disposition. (R)évolution permanente, cercles vertueux d'une mondialisation positive se nourrissant de l'Internet autant qu'elle en est l'expression.
I ♥ my art
Sans prétention, aucune. Juste l'affirmation d'un amateurisme professionnel, d'un professionnalisme dilatante. Parti pris. Hype Not Hype est naît en 2007, de ce besoin d'exprimer par l'indécence parfois, la poésie rarement, les mots tout simplement, mes pensées furtives comme mes sentiments enfouis, mes grognes aussi. En musique, toujours. Do It Yourself
pour les accents de sincérité, les excès de soi, conjugués.
Année une, objectif lune.
Année deux, c'est mieux :)
Année trois, on verra !
Annexes
2009nov.15
Je ne suis pas un bisounours
17:57 - Denis
Y a pas à dire, on vit une époque formidable. Par ses fossés qu'elle nourrit sans les combler, par sa capacité à absorber les petites comme les grandes secousses, sourcillant à peine du coin de l'œil, une larme pour à l'occasion. Par souci de contradiction aussi, pour relever un peu le dark level de ce blog qui à ses heures confine au larmoyant. Par essence car enfin, vivre l'époque, c'est vivre pour demain, par hier et dès à présent.
J'y crois. Ontologiquement, plus que de raison. D'ailleurs, que viendrait-elle faire ici celle-là ? Comme toujours, elle n'échappe pas à la règle de l'emmerdement maximum et vient placer son grain de poivre qui enrhume mon esprit, sûr qu'il est de sa rhétorique implacable. Par quatre chemins, ça bouillonne. Marchons un moment, je t'expliquerai pourquoi je ne suis pas un bisounours
.
Quatre, deux !!

La gentillesse serait de retour. Accompagnée de ses copines générosité, solidarité et bienveillance. Comme valeur à défendre, à confesser voire à glorifier. Je dis bien serait
. C'est le discours ambiant qui semble être porté en Europe depuis début 2009 et que, nécessité fait souvent loi, la crise a d'autant plus révélé. Ici encore, contradiction. Si la photo ci-dessus ne plaide pas vraiment en la faveur de mon propos énoncé en titre, il en va de même des Chacun pour soi et dieu pour tous
et autres faites ce que je dis, pas ce que je fais
qui ne m'ont pas semblé perdre de terrain, quand bien même la garde de l'individualisme à tout crin serait baissée.
Provocation aussi. C'est mignon, signifiant et mièvre à l'envie. Et si l'écrin musical offert par François de Roubaix en accompagnement de ces quelques mots me plonge l'espace d'un instant dans un monde guimauve gris-mauve fantasmatique et tout en rondeur où les autres sont autant de moi mais différents de ma personne, meilleurs et portés vers une aspiration au meilleur, devrais-je pour autant m'en laisser convaincre et sortir de ma torpeur ? Le doute m'assaille. J'ai peur que cet espace autant que cet instant ne soient qu'éphémères, leurs beautés en témoignent.
Mon éloge de la légèreté.
Une assertion bancale plus tard, je n'ai pas résolu la contradiction qui en était l'essence. Affirmer ne pas être, c'est déjà considérer l'être qu'on n'est pas. Et après ? On change de titre, la gravitation fait son boulot et la précarité des land of make believe rejaillit de plus belle.
Et toi, c'était comment ta journée nationale de la gentillesse ?
Annexes
2009oct.17
Florilège
14:42 - Denis
Le groupe versaillais Phoenix passe en revue les musiques qui les ont construits et inspirés dans le documentaire Musicvision à la mise en scène originale de Guillaume Delaperriere.
On y découvre une sélection éclectique et ouverte sur des genres musicaux sortis du carcan pop/rock qui leur colle pourtant si bien à la peau. Un peu comme ici finalement, à ma mesure, en français dans le texte et sans la vidéo :o)
Et la playlist pour les plus curieux :
Blue monday people / Curtis Mayfield
Can’t let go / Evie Sands
Sell your love / Iggy Pop & James Williamson
Flash forward / Serge Gainsbourg
I’m glad you’re mine / Al Green
Don’t turn the light on, leave me alone / CAN
Mesopotamia / The B-52’s
Ruby don’t take your love to town / Kenny Rogers
Slow night, slow long / Kings of Leon
Leur plaisir sans moi / Jane Birkin
In and out of the shadows / Dion
Victory garden / The Red Krayola
Escape from New-York main title / John Carpenter
We almost lost Detroit / Gil Scott Heron & Brian Jackson
Darlin’ / The Beach Boys
Peace like a river / Paul Simon
A song for you / Gram Parsons
The fairest of the seasons / Nico
Who was that masked man / Van Morrison
La smortina / Coro della SAT
City lights / Phoenix
2009oct. 5
Present Perfect
00:46 - Denis
Marrant que ce temps, cette conjugaison. Present Perfect. Il exprime un lien entre le présent et le passé.

Définition. Résultat présent d'une action passée ou action continue depuis un moment du passé jusqu'à today ? La réponse importe peu, elle est dans le titre. Un présent presque parfait, riche d'un passé aux milles histoires. Révolution continue, j'embrasse l'instant pour me conjuguer au futur.
We'll see...
Annexes
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